Dans l'avion qui m'emenait vers Marseille, je m'étais promis que je n'irais pas me jeter dans ses bras en courant comme dans les films à l'eau de rose. Vous savez quand on voit la fille éperdue d'amour courir au ralentit vers son cher et tendre. J'ai toujours trouvé ça con et tellement cliché. Comme si ces films reflètaient la vie réelle.
Après un peu plus de 3 heures de vol et une escale à Paris, l'avion se posa enfin sur le tarmak de l'aéroport Marignane. En sortant du terminal, je repèra immédiatement Tobias. Il dominait d'une tête la foule de gens venu acceuillir les passagers. La silhouette d'un jeune homme debout à côté de lui, le visage dissimulé par une capuche, m'interpella. Sa façon de se tenir me rappela étrangement quelqu'un. Lorsqu'il releva la tête et que les lumières éclairèrent son visage, j'oublia aussitôt toutes mes promesses. Instantanément je me rua vers Georg et me jeta dans ses bras.
Le voir.
L'embrasser.
Le toucher.
Sentir son parfum.
Lui parler.
L'enlacer.
Voilà tout ce que je demandais depuis 2 semaines. Et enfin mes désirs devenaient réalité. Je serais incapable de vous dire le temps qu'on est resté dans les bras l'un de l'autre. C'est bizarre comme le temps peut sembler se figer lorsque on est avec la prsonne que l'on aime. Les minutes semblent durer des secondes. Ce fut le raclement de gorge bruyant de Tobias qui nous ramèna à la réalité.
« Mais tu m'avais dit que tu ne viendrai pas me cherché ! dis-je alors qu'on était installé dans la voiture.
- Justement s'était ça la surprise !
- Elle est très réussie ! Merci ! »
Je l'embrassa longuement.
« Alors quel est le programme ?
- On passe d'abord à l'hôtel et ensuite que dis-tu d'une ballade sur le vieux port ?
- Ca serait parfait ! »
On était à peine rentrés dans l'hôtel qu'on tomba nez à nez avec Tom et Gustav qui revenaient du restaurent. Il me demandèrent des nouvelles puis Tom me montra discrètement une femme blonde assise à une table du restaurent.
« La nouvelle maquilleuse. Elle ne t'arrive pas à ta cheville...
- Rhôôô, t'abuse ! Elle est super sympa ! s'exclama Gustav
- Nan mais t'as pas vu son cul ? Normal, elle n'en a pas !
- Ok, je vois où tu veux en venir ! N'empêche qu'elle est super...
- Dis-donc Tom, tu n'as quand même pas passé 2 mois à mater mes fesses ?!
- Bin quoi, tu devrais être flattée au contraire ! »
Décidément Tom n'avait pas changé !
« Sinon, comment vas Bill ?
- Pas super, me répondit Tom en redevenant sérieux. Il allait déjà pas très bien à Nantes. Après le concert, ils ne pouvait plus chanter ! Alors, on a dû annuler...
- J'espère qu'il ira mieux pour la suite
- Nous aussi. Si tu veux, tu pourra aller le voir ce soir. Là, il dort, ses médicaments ont comme effet secondaire de le rendre limite comateux.
- De toute façon, on doit vous laisser les gars, dit Georg. On a du temps à rattraper ! »
Tom et Gustav éclatèrent de rire, on les salua puis on sorta par la sortie de service (comme d'hab' =D).
Un long près-midi s'offrait à nous !